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DES FIOLES D’ENCRE ET DE LA CONFIANCE AUX ARPENTEURS

Lettre de Kairos – Numéro 1 – Le 6 de Juillet de l’an 2026

Arpenteur, te voilà qui lit la première lettre que je t’adresse. Sois remercié. Ici sont ma plume et mon cœur, sans artifice, sans réclame ni fausse promesse. Depuis quelques semaines je pense et repense à toi, à ceux qui comme nous arpentent les Terres d’Ilhyya depuis des lunes. J’avais il y a quelques années, publié un recueil de nouvelles et un roman. Ils ressortiront dans les prochains mois, transformés et agrandis. Longue cette maturation, mais la vie en est ainsi. Il est des choses qui pour devenir meilleures ont besoin de temps. Il est pour moi un ami, à ses bons soins et à ceux de ma plume je les confie. D’autres histoires naissent et meurent, d’autres projets éclosent et verdissent dans le jardin fertile de ma plume. L’encre quitte le stylo pour bleuir les pages de mes carnets, pour abreuver de mots les Terres d’Ilhyya.

 

 

 

Je ne viens ici mendier aucune pièce ni aucun tribut, je viens te partager en frère d’errance le choix que je fais de ko-fi, ce lieu où je te confierai, sans abonnement ni engagement, les coulisses brutes de mes créations, de leur naissance et de leur croissance. Si ce site est le reflet des Terres d’Ilhyya, parle des peuples, des grimoires et du jeu de rôle, s’il est le portail vers les royaumes, le scriptorium de ko-fi sera l’antichambre de l’avancement des ouvrages. En ce lieu sera également la boutique des grimoires, des livres électroniques et de leur pendant physique. Je ne viens ici que te dire mon amitié. Nous sommes tous deux, et tous nos frères et sœurs d’errance, des voyageurs sur les chemins des Terres d’Ilhyya.

 

 

 

J’aurai pu simplement payer et créer un site marchand, te prendre pour un simple client, un consommateur. Mais je te considère bien plus que cela, toi qui en conscience ou par l’heureux hasard vis tes pas te mener en mon univers. Arpenteur est à mes yeux bien plus qu’un mot, c’est un titre honorifique, une communauté de frères et de sœurs, de tous les genres, de tous les horizons, unis par la même volonté d’errer à travers les royaumes. Ensemble nous ferons vivre les Terres d’Ilhyya. Grâce à toi et à tous les autres, par vos commentaires, vos soutiens, vos mots vos soutiens, la source de mon encre jamais ne se tarira.

 

 

 

J’ai fait, comme tu le sais si tu lis les chroniques, le choix de l’autoédition pour la liberté de ma plume, moi qui ne suis que le rapporteur, le témoin des évènements des âges passés et à venir. Chaque pas que je fais, chaque ligne que j’écris est un morceau de vie des royaumes, un fragment de leur histoire. J’avance en ces terres depuis un quart de siècle, allant et venant au rythme de la vie, écrivant chaque fois que faire se pouvait. J’ai écrit et perdu mille récits, en ai retrouvé bien moins. D’autres naissent à l’heure où je te parle. Ce voyage pour transformer les souvenirs en grimoires je le veux faire avec toi.

 

 

 

Je pourrai sans difficulté user de mille stratagèmes pour vendre et troubler ta volonté mais j’ai confiance en toi, une parfaite confiance. Certains me traiteront de fou, peut-être ont-ils raison, je m’en moque éperdument. Comme je te l’ai dit et je le réaffirme ici nous sommes une communauté, une adelphité unie par la même passion. Les fioles d’encre que je citais en titre de cette lettre sont les manifestations sonnantes et trébuchantes du soutien, elles abreuveront ma plume, bleuiront plus encore les pages des carnets et les temps à venir.

 

 

 

Je refuse et refuserai toujours le système d’abonnement. Puisque nous sommes liés par l’honneur et la fantasy je ne peux exiger de toi une rente qui t’enchaînerait. Je ne désire qu’une chose : ta liberté pleine et entière. A toi de choisir ton soutien, qu’il s’agisse de mots, d’un courriel ou d’argent, disons le vilain mot. Je refuse de créer sous contraintes. Un abonnement m’obligerait à créer chaque mois que l’inspiration soit présente ou pas, que le kaïros se manifeste ou non. Depuis mes dix-huit ans j’écris ainsi, dans l’urgence ou le calme, répondant chaque fois à l’appel des mots à la mélodie des royaumes. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer cela. Alors hors de question pour moi de combler un vide par des textes moins bons ou moins travaillés à cause d’une obligation contractuelle. Chaque mot pèse et compte, chaque mot doit être juste et bon.

 

 

 

Cela peut sembler une forte pression et l’est, mais c’est le prix à payer pour te traduire par mes mots toute la force et la vie bien souvent chaotique des Terres d’Ilhyya. Si cette dernière se trouvait simple et sans bruit elle perdrait bien promptement tout intérêt. Je te rassure cela n’arrive pas. Il est toujours un être qui, de ses actes, trouble la quiétude. Heureusement mes doigts même fatigués, même endoloris ne se peuvent retenir de conter cela. J’ai dans la tête et dans le cœur des dizaines de légendes et de récits. Et ta présence, Arpenteur, le moindre de tes encouragements, quel que soit sa nature, me pousse toujours plus avant sur les chemins des royaumes.

 

 

 

Je ne doute pas qu’un jour nous nous rencontrerons, au détour d’un salon du livre, d’une convention, d’autres évènements. Prends hardiesse en ton cœur si la chose t’est difficile et viens discuter. Je ne suis jamais plus heureux que d’échanger avec toi, sur tous les sujets que tu voudras. Nous pourrons parler de tout. Si, en plus d’être lecteur, tu es joueur des Chroniques Chimériques, mon jeu de rôle, parle-moi de ton personnage et de sa vie. Chaque être vivant en les Terres d’Ilhyya m’intéresse. Par ses agissements, quels qu’ils soient, les royaumes s’en trouvent changer. Et, qui sait, peut-être trouvera-t-il sa place dans un autres récit, imprimera-t-il sa marque dans l’histoire des royaumes.

 

 

 

Pour être tout à fait franc avec toi cela est déjà arrivé avec un joueur lors des premières parties de jeu. Il avait si bien incarné son personnage et l’avait rendu si intéressant que je le garde encore comme un personnage qui fera une apparition. Les Terres d’Ilhyya vivent par les récits et le jeu, l’un et l’autre étant connectés. Chaque fiole d’encre, chaque grimoire vendu, chaque soutien me pousse à continuer encore plus loin que la passion qui me pousse déjà depuis plus de vingt ans. Je ne saurai te dire si nous seront trois, cent, mille ou des milliers. Tout ce que je sais, je te le dis du fond du cœur, est que chacun des Arpenteurs m’est cher et que je serai toujours présent pour répondre à tes questions, aussi prestement que je le pourrai.

 

 

 

Le temps vient à présent pour moi de poser ma plume et de reprendre le clavier pour poursuivre l’écriture du Codex de l’œil noir du premier recueil de nouvelles. Il me reste encore bien à faire. D’autres tâches m’appellent mais je serai heureux de te lire, Arpenteur, dans les commentaires ou bien par courriel. Je te remercie de m’avoir lu et te dis à bientôt dans une prochaine lettre.

 

 

 

Puissent les dieux et déesse d’Hélios te bénir et faire ton voyage en les terres d’Ilhyya riche d’aventures et de découvertes.

 

 

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